Le Brésil patriote

La Rédaction
Démocratie Participative
\n16 octobre 2779 (“2026”)

 

Les naïfs avaient cru devoir se réjouir de la sortie de ce sondage.

C’était sans compter sur Marine Le Pen elle-même, ou plutôt Maryama comme l’appellent affectueusement les musulmans de Mayotte qui “votent à 60% pour moi” comme elle l’a souligné sur CNews, peu après sa désastreuse conférence de presse quelques heures auparavant.

Ceux qui rêvent d’une expulsion, même partielle, des afro-maghrébins présents sur le territoire français seront déçus. Marine Le Pen, qui veut occuper le pouvoir et non le prendre (elle ne saurait pas quoi en faire), inscrit le RN dans la démocratie libérale occidentale. La démocratie libérale conçoit le monde en termes d’individus égaux devant la loi dans le but de les rendre socialement mobiles et disponibles pour le capital. Elle cite d’ailleurs la “liberté de conscience”, un pilier de l’individualisme libéral, pour justifier de sa bienveillance vis-à-vis des musulmans.

Cette conception individualiste n’est pas partagée par les autres races du monde, a fortiori pas par les noirs et les arabes qui opèrent sur une base grégaire, tribale. Pour eux, l’individu n’a pas d’importance, ce qui importe c’est le groupe et sa position face aux autres groupes dans une logique de confrontation permanente. À bien des égards, c’est d’ailleurs une juste position sur un plan darwinien. Ainsi, s’ils passent individuellement nos frontières, ils forment des blocs hermétiques sur nos terres. Là où ils deviennent majoritaires, leur loi s’impose.

Ce que propose Marine Le Pen, c’est de surveiller plus étroitement les nouveaux venus jugés politiquement remuants — “les islamistes” qui ne représentent qu’une petite fraction de l’immigration non-européenne — grâce à une politique plus sécuritaire. Dans les faits, les prisons sont déjà pleines, tant et si bien que ladite politique “sécuritaire” ne varierait pas fondamentalement de ce qui se pratique déjà. Quant aux expulsions de “criminels”, elles échoueraient comme ce fut le cas sous Retailleau, les pays d’origine refusant tout simplement de reprendre leurs ressortissants.

L’objectif de Marine Le Pen, comme de l’extrême-droite républicaine plus largement, est de gérer les conséquences de 60 ans d’immigration massive exigée par le capital. La réponse offerte est d’ailleurs conforme aux conceptions égalitaires héritées de 1789 : la dilution des masses non-blanches dans un Brésil patriotique grâce à “l’assimilation”. Une simple comparaison des volumes en présence — près de 20 millions d’allogènes dont 12 ou 13 millions de musulmans — contraint de poser la question : assimiler qui à quoi exactement dans des territoires où ces allogènes sont déjà la majorité démographique et culturelle ?

Le tropisme mahorais de Le Pen ne lui est pas exclusif : la droite française n’a pas fait le deuil de l’empire colonial. Le coupable en est, encore une fois, De Gaulle. Avec son délire de grandeur, les moyens de Napoléon Bonaparte en moins, il a enraciné dans la cervelle des Français l’illusion que la France était encore une grande puissance mondiale et qu’elle avait une “vocation” universelle aux proportions de la planète. De la religion royale des Capétiens à la “patrie des droits de l’homme”, ce fiévreux messianisme électif issu de la Torah a été la cause de toutes les ruines. Cette divinisation de l’État français a conduit De Gaulle à rallier les juifs pour empêcher le racisme germanique de triompher en France en 1940 (et de l’empêcher de dégénérer par voie de conséquence), puis à rétablir la démocratie antiraciste en 1945. Le bilan de la réaction gaulliste se mesure dans les maternités.

Depuis lors, la droite s’ingénie à proclamer l’exceptionnalisme de l’État français, quitte à bazarder les Français en chemin. Car c’est bien de cela qu’il s’agit désormais : réussir la colonisation dans les frontières françaises pour sauver l’État créole de la partition.

Il n’y a pas de différence de nature, mais de degré entre LFI et le RN. Les uns parlent de “créolisation”, les autres “d’assimilation”. Les deux partagent une même conception antiraciste de la nationalité. Ce qui les sépare, c’est la hiérarchie raciale implicite qui doit organiser la présence non-blanche sur le territoire français, pas que cette présence existe en premier lieu.

L’assimilation paternaliste prônée par la droite, outre qu’elle est matériellement impossible, sous-entend que ce serait les Français de souche, les Blancs, qui domineraient cette hiérarchie, comme au temps de l’empire. LFI répond, sur la base des principes de 1789, que l’homme blanc doit être renversé pour que la décolonisation et l’émancipation des Français de couleur puissent aller à son terme, préalable à l’avènement d’un Brésil égalitaire au beau milieu de l’Europe.

Les souverainistes, pour défendre l’État menacé de balkanisation, admettent que le racisme indigène est un obstacle et qu’il faut accommoder les allogènes, moyennant quelques concessions symboliques.

La défense mortifère de l’État-nation dans un État multiracial ne peut qu’être le prétexte, à droite, à la constitution d’une réserve de gardes-chiourmes mobilisés par les juifs pour maintenir leur position dominante dans un océan métis.

Ce que redoute réellement l’État et ses partisans, c’est un incident semblable à celui de Sarajevo en 1914 qui mette le feu au poudre et fasse sauter en dix morceaux l’Autriche-Hongrie hexagonale.

Si notre média est si durement censuré en France, c’est parce que nous développons un point de vue révolutionnaire, non seulement en démasquant le juif, mais en appelant à détruire l’État par l’éclatement de la guerre raciale. C’est ainsi que l’on pourra paralyser le capital et sa politique de remplacement migratoire et créer des conditions nouvelles pour le développement du racisme politique.

Cette conception se joue des frontières obsolètes, et appelle à la formation d’un sentiment racial européen en réaction à la menace existentielle que représente l’invasion non-blanche, mais appelle aussi par ce moyen à ouvrir la lutte contre les bourgeoisies européennes qui font front avec les allogènes pour subordonner le monde blanc.

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